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Marianne PRODHOMME. 43 ans. Créatrice et co-gérante d'une entreprise coopérative de conseil, formation et accompagnement des transitions professionnelles. Conseillère municipale d'Angers. Présidente du Conseil Consultatif de Quartier de Belle-Beille. Habitante du Canton Angers Centre depuis plus de 20 ans

jeudi 6 mars 2008

LES ELECTIONS CANTONALES N'INTERESSENT (PRESQUE) PERSONNE !

La fréquentation de nos réunions publiques de candidats aux élections cantonales, plutôt faible (et ce tous cantons et couleurs politiques confondus...) et la très faible couverture médiatique de cette campagne électorale montrent à quel point cette élection des conseillers généraux ne passionne pas les foules !

Comment comprendre cet état de fait ?

Evidemment, il y a une campagne municipale simultanée qui mobilise l'attention d'un grand nombre de personnes et qui occupe la presse... De plus, élire son maire, c'est opter pour des projets qui concernent très directement la vie quotidienne de nos concitoyens... On se sent concerné...

et puis :

Le Conseil Général : très peu de gens savent de quoi il s'agit, à quoi il sert, de quoi il s'occupe, comment il fonctionne... déficit d'éducation civique ? Peut-être. Très faible lisibilité de ses actions ? Sûrement. Mais plus encore, déficit de démocratie participative et d'implication des acteurs locaux dans les politiques et les actions menées. Je crois que si le Conseil Général avait pris l'habitude, comme c'est maintenant le cas à la Ville d'Angers, de rencontrer, échanger, concerter, les acteurs locaux : habitants, associations, organismes professionnels pour contribuer à l'élaboration de ses politiques, pour construire et enrichir ses décisions et ses actions, il serait bien mieux connu... Des choses très concrètes pourraient être faites en ce domaine comme elles existent ailleurs en France :

  • Pour les routes, la mise en place d'une démarche "routes durables" qui consiste, notamment à concerter les acteurs de terrain, à se poser ensemble les questions de fond : à toutes les étapes d'un projet route : en amont depuis l'idée même de construire (pertinence du projet, réelle utilité sociale, préservation de l'environnement...), pendant les travaux (problématiques techniques, insertion dans le paysage....) et puis ensuite au moment de l'exploitation de la route (fréquentation, dégradation, entretien...).
  • Pour l'action sociale : élaborer des diagnostics concertés de situations préoccupantes (vieillissement et problématiques des prises en charge médicales et financières, alcoolisme des jeunes, insertion professionnelle des jeunes, des plus de 50 ans, etc.) et co-élaboration de projets spécifiques avec les associations, et toutes les institutions qui s'occupent de ces questions...
A plusieurs, on est plus intelligent et créatif que seul... Et sûr que si associait davantage les citoyens à l'élaboration des actions, beaucoup plus de personnes sauraient ce qu'est un Conseil Général...


Enfin, la méconnaissance de cet échelon départemental de la vie administrative et politique française n'est pas sans soulever la question de la pertinence de ce découpage en départements... Ce découpage date de 1789. C’est en pleine révolution, que Guillaume Thouret, député du Tiers-État a l’idée de découper administrativement en départements le territoire français. Les géographes Cassini père et fils sont chargés de redessiner la carte de France, avec 2 critères : faire en sorte que les départements aient tous une taille comparable et que leur chef-lieu puisse être atteint en une seule journée de cheval ! Voilà comment sont nés 83 départements, qui sont venus remplacer les provinces définies auparavant sous l’Ancien Régime.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et la vie politique et administrative française s'est beaucoup modifiée, en particulier développement du rôle des Régions, des Agglomérations et communautés de communes, des Villes... Est-il pertinent de garder cet échelon départemental ? Incontestablement, les responsabilités du Conseil Général pourraient être réparties sur d'autres échelons, en particulier Conseil Régional et Agglomérations : on y gagnerait en efficacité et en cohérence...

Mais, bon... Pour l'instant, le Conseil Général existe... Et il est important d'y agir dans un sens que l'on croit juste... C'est ce que je me propose de faire ! Si vous fréquentez ce blog, c'est que vous savez l'importance de cette mission... Inutile donc de vous rappeler d'aller voter aux élections cantonales des 9 et 16 Mars !



1 commentaires:

Anonyme a dit…

Le désintérêt pour la campagne des cantonales est particulièrement accentué cette année sur le canton d'Angers Centre parce que :

1) Le président UMP du conseil général, un certain C. Béchu, a d'autres chats à fouetter. Il serait d'ailleurs amusant que non seulement « bébé Sarkozy » soit battu au municipales d'Angers, et qu'il soit aussi battu aux cantonales d'Angers Nord-Ouest. Bien sur, il s'agirait alors d'un drame social pour ce professionnel de la politique, mais ne doutons pas qu'il saurait rebondir et qu'il pourrait enfin apprécier à leurs justes valeurs un certain nombre de solidarités sociales que son parti entend détruire.

2) Le candidat de la droite UMP sur le canton d'Angers Centre, monsieur François Chanteux, ne mène aucune campagne : pas de réunions publiques, refus du débat entre les candidats, non réponse aux questions posées sur son site Web, ... Il doit considérer que ce canton lui appartient ! Ses soutiens affichés sont son seul argument de campagne (une ministre, un sénateur, un président de conseil général, tous UMP). Son programme est indigent : il ne contient aucune vision de l'avenir. Monsieur Chanteux serait il usé ?

Il est aussi très paradoxal de voir sur le programme de la droite départementale (nommée discrètement et pudiquement majorité départementale) apparaître « Solidarité : réduire les inégalités et venir en aide aux plus fragiles » au moment même où la ministre Roslyne Bachelot, qui soutient F. Chanteux, est en train de détruire les solidarités en instituant les franchises médicales. Ce dont dont parle programme de la droite départementale c'est en fait de charité, le retour des dames patronnesses, et moi je lui préfère la solidarité, ou encore la fraternité de notre devise républicaine.

C'est pourquoi, il faut voter Marianne Prodhomme le 9 et le 16 Mars.