samedi 4 février 2012

Pour une politique de logement juste et solidaire !

Communiqué de presse de Vincent DULONG et Marianne PRODHOMME

La fondation Abbé Pierre a rendu public hier son 17eme rapport sur le mal logement en France. Les chiffres sont accablants : près de 10 millions de personnes touchées par la crise du logement, 3,6 millions de personnes non ou mal logées, et 1 ménage sur 5 qui reconnaît avoir des difficultés à payer son loyer ou ses mensualités d'emprunt. 
La fondation a reconnu d'une part l'engagement des collectivités locales pour répondre à cette urgence sociale et d'autre part le retrait contestable de l'Etat. Vincent DULONG, adjoint au Maire et Conseiller Régional en charge du logement, dénonce d'ailleurs "les choix opérés par la majorité présidentielle depuis 5 ans avec une politique en matière de logement uniquement guidée par l'orthodoxie libérale !". 
Rappelons par exemple les soutiens aux niches fiscales pour l'immobilier privé, la transformation inquiétante des financements du logement social, la division par 2 des aides à la pierre ou encore la fragilisation volontaire du secteur de l'hébergement d'urgence. 
La gravité de la situation actuelle appelle à une refondation écologique et sociale de la politique nationale en faveur du logement. 
Marianne PRODHOMME, adjointe au Maire et candidate aux législatives sur la 6eme circonscription d'Angers, rappelle par exemple "qu'Europe Ecologie Les Verts propose un programme de construction de 500 000 logements sociaux par an, s'engage à encadrer les loyers du privé, et à imposer aux communes un minimum de 25% de logements sociaux". 
"Refusons que le logement devienne un facteur d'inégalités, changeons le cap pour répondre aux besoins urgents de nos concitoyens" s'exclament les deux élus écologistes qui en appellent pour cela à voter Eva Joly au 1er tour des élections présidentielles.

jeudi 2 février 2012

Quels arguments peuvent encore légitimer la poursuite du nucléaire ?

La Cour des comptes vient de produire un rapport sur le nucléaire intitulé « Les Coûts de la filière électronucléaire ». Celui-ci établit un diagnostic chiffré et précis sur le coût de l’énergie nucléaire.  
En matière d’énergie nucléaire, nous, écologistes, réclamons avant tout un vrai débat public, transparent, et permettant d’aboutir à une décision éclairée. Ce rapport constitue un premier pas en ce sens…
Que dit ce rapport ? Que l’idée du « nucléaire pas cher » est une idée fausse… 
En effet, le rapport indique que :
  • le nucléaire a déjà coûté à la France 228 milliards d’euros.
  • l’électricité produite par l’EPR de Flamanville, s’il voit le jour, sera plus onéreuse que celle produite par une éolienne.
  • pour prolonger la durée de vie des centrales il va falloir investir 50 milliards d’euros, qui s’ajoutent aux 10 milliards nécessaires pour mettre les centrales aux normes Fukushima.
A ces coûts s’ajoutent ceux du traitement des déchets, et du démantèlement des centrales nucléaires, coûts que l’on ne sait pas calculer précisément souligne la Cour des comptes (En 2005, elle avait estimé à 71 milliards d’euros, les provisions nécessaires au démantèlement des 58 réacteurs français….).
Ce rapport montre à quel point la France s’est engagée, avec le nucléaire, dans une voie « d’apprenti sorcier », ne sachant ni comment venir à bout des déchets sans nuire aux générations futures, ni comment financer son coûteux choix…
Comme le souligne Eva Joly « Dès aujourd’hui, un choix s’impose aux français : poursuivre sur un sentier ruineux ou bien s’engager dans la transition énergétique ».
Non seulement le nucléaire ne nous permet pas d’avoir une indépendance énergétique (nous sommes dépendants des pays producteurs d’uranium), non seulement, elle n’est pas une technologie sûre, mais ce rapport nous permet d’affirmer aujourd’hui que cette énergie n’est pas bon marché.
 
Quels arguments peuvent encore légitimer la poursuite du nucléaire ?

lundi 30 janvier 2012

Mais ou est donc M. De Charette ?

M. Hervé de Charette de la Contrie* vient d’être investi par l’UMP pour les élections législatives de Juin prochain… Décidément prêt à tout pour prolonger sa carrière politique… M. De Charette de la Contrie sait-il encore à quel parti il appartient et quelles idées il défend ? Ou bien choisit-il en fonction des opportunités et des places à prendre ? Parcours plutôt difficile à suivre en tout cas, pour les citoyens que nous sommes, spectateurs de ces revirements successifs au rythme des échéances électorales…
En effet, Hervé de Charette de la Contrie a été l’un des fondateurs de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2009 trouvant ce parti « trop à droite ». Il rejoint alors le « Nouveau centre », mais aux dernières élections sénatoriales, il ne soutient, en Maine et Loire, ni le candidat centriste, ni celui de l’UMP, et se tourne finalement vers une liste dissidente « Divers droite ». En 2012, alors que son parti le Nouveau centre a son propre candidat aux élections présidentielles en la personne d’Hervé Morin, M. de Charette de la Contrie annonce son soutien au candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy, et quelques semaines plus tard reçoit, « étrangement », en retour le soutien de l’UMP pour les législatives… Retour de flamme sarkozyste ou tentative d’élimination d’un rival gênant investi par l’UMP sur la 6ème circonscription du Maine et Loire ?…
Comment comprendre ces zigzags autrement qu’en termes de pratiques opportunistes, électoralistes, pratiques de bas calculs politiciens qui ternissent et discréditent la vie politique et la démocratie ?
Par opposition à ces pratiques d’un autre âge, je suis fière et honorée d’avoir été choisie pour être candidate aux prochaines élections législatives, au nom de deux formations politiques : EELV et PS qui ont fait le choix d’une union claire sur des bases claires. Pour moi, défendre des idées, porter un projet de société juste, solidaire, mettant en avant l’harmonie entre les êtres humains est prioritaire. En ce sens, ma candidature donnera je l’espère l’opportunité aux citoyens de la 6ème circonscription de soutenir une autre politique, loin de ces cuisines électoralistes.
Les engagements clairs, pris par nos deux partis EELV et PS constituent le socle d’un travail commun qui permettra de se centrer sur des objectifs essentiels pour notre société : mettre fin à la toute-puissance des marchés financiers, reconstruire des services publics améliorant directement la vie quotidienne (éducation, santé, logement…), protéger notre environnement, renouveler les pratiques démocratiques et permettre à tous d’exercer un travail pour trouver une place où vivre dignement dans notre société.

dimanche 29 janvier 2012

Déclaration de candidature

J'habite Angers depuis plus de 20 ans, et j'y suis élue depuis 2001. J'ai adhéré chez les Verts en 2002. Au cours de mes 2 mandats, j’ai mené des actions sur 2 quartiers d’Angers : Belle-Beille et Lac de Maine, qui font partie intégrante de la 6ème circonscription Angers-Mauges. J’ai donc eu l’occasion de m’y faire connaître auprès des habitants et des autres acteurs du territoire, par des actions principalement liées à la démocratie participative et au développement territorial : animation de Conseils de Quartier, animation de la participation des citoyens à la vie de la ville, coordination d’actions et de projets menés en concertation sur des sujets très variés : urbanisme, voirie et déplacements, éducation, culture, sport…
Je suis également engagée dans le domaine de la culture avec la conduite de projets partenariaux ville-acteurs culturels-acteurs du champ social et de la solidarité. Ces projets se traduisent concrètement par la co-élaboration d’actions culturelles permettant le développement de rencontres, de liens sociaux, et la possibilité pour tout citoyen de prendre part à la vie culturelle du territoire. J’ai pu également dans ce cadre, mener des projets sur le territoire du canton Angers- Ouest, l’un des cantons de cette 6ème circonscription.
Enfin, j’ai co-piloté la conception et la mise en oeuvre d’un agenda 21 de la culture au niveau du territoire d’Angers : autre démarche partenariale au croisement des problématiques de développement durable et de culture.
Mobilisée par l'aménagement du territoire et les déplacements (je suis membre de la Commission Aménagement au sein d’Angers Loire Métropole), j'interviens aussi sur ces champs avec une approche développement durable : prise en compte des questions environnementales mais aussi de solidarité, responsabilité à l'égard des autres ici ou ailleurs, générations d'aujourd'hui et de demain, économie responsable...
Je suis enfin impliquée concrètement dans les questions nationales liées aux affaires sociales et tout particulièrement : l’emploi et les relations du travail, la formation professionnelle, l’insertion, la santé et un bien vivre au travail pour les femmes comme pour les hommes, la solidarité… Je suis en effet Psychologue du travail et j'ai mené la quasi intégralité de mon parcours professionnel dans ces champs d’activité.
Si je suis élue députée, je consacrerais mon énergie à la défense et la traduction du projet des écologistes dans les politiques nationales avec autant d'ardeur et de volontarisme que je le fais au niveau de ma ville.